Doherty Time

Doherty Time

Doherty Time:

12 mars 1979 Naissance de Pete Doherty à Hexham, d'une mère infirmière et d'un père militaire. Il a deux soeurs. Il déménagera de nombreuses fois, en Angleterre mais aussi en Irlande ou en Allemagne, pour suivre son père.
1995 Après une scolarité brillante, il remporte un concours de poésie à 16 ans et gagne un voyage en Russie offert par le British Council.
1997 Concrétisant un de ses souhaits les plus forts, Doherty part s'installer à Londres. Pendant un an, il suivra des cours de littérature anglaise à l'University of London. Rapidement, il part en colocation avec son ami musicien Carl Barât, rencontré quand celui-ci fréquentait sa grande soeur.
2001 Le label Rough Trade signe les Libertines pour un premier single, What a Waster, qui sera plus tard repris par Adam Green.
2002 Sortie du premier album du groupe, Up the Bracket. Après les Strokes ou les White Stripes aux Etats-Unis, l'Angleterre trouve dans les libertines son groupe rock du nouveau millénaire, et les guitares effectuent leur grand retour.
2003 Les problèmes de dorgue de Pete Doherty s'aggravent. Il est temporairement écarté du groupeet pris en flagrant délit de vol chez Carl Barât. Bilan: deux mois de prison.
2004 Séjour en cure de désintoxication au Wat Tham Krabok, centré spécialisé en Thaïlande. Doherty s'enfuit au bout de trois jours. La même année paraît The Libertines, le second album de groupe, façonné à nouveau avec l'ex-Clash Mick Jones à la production, et des videurs dans le studio pour assurer le bon déroulement de l'enregistrement.
2005 Collaboration avec le groupe anglais Littl'ans pour le single Their Way *. En fin d'année, le nouveau projet de Doherty, Babyshambles, publie son premier album Down in Albion.
Début de la relation avec Kate Moss. La "brindille" assure les choeurs sur le morceau La Belle et la Bête. Aux dernières nouvelles, les deux seraient aujourd'hui séparés pour de bon.
La même année paraît London, Birth of a Cult *, livre de photographies d'Hedi Slimane consacrées à Pete Doherty.
2006 Signature avec le label Parlophone. Sortie de The Blinding ep.
Avril 2007 Pete Doherty et Carl Barât se rejoignent sur la scène du Hackney Empire pour jouer treize titres.
Octobre 2007 Parution du deuxième album des Babyshambles, Shotter's Nation, produit par Stephen Street (Blur, The Smiths).

Les Inrocks du 9 au 15 octobre 2007

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 05:39

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 07:12

Il est tout le rock

Il est tout le rock

Voici l'avis de Patrick Eudeline (un des plus grand journaliste rock français travaillant pour Rock & Folk) :

Comment ne pas aimer Doherty ?

Il est tout le rock.

A une époque où du rock...il n'y en a plus guère.
Oh ! Pour faire semblant, ça fait semblant. Des guitares électriques, de la pose famélique et des franges sur les yeux, le tout marié avec un blouson en cuir trop court, du tout-vintage glané sur internet...

Mais pour de vrai ? Du drame et de la passion ? Quelqu'un bigger than life qui vit sa vie comme un roman qui s'écrit au jour le jour ? Un Rimbaud des autos tamponneuses ? Un Oscar Wilde en Levi's crade ? Et aux doigts sales aussi, d'ailleurs...parce que le crack...
Nada. Ou quasi.
Hors lui. Doherty.

Désolé, mais pour moi, le mec de Placebo, là...(il ne mérite pas que je fasse l'effort de me souvenir de son nom, désolé), il a beau parler de Bowie, c'est pour moi rien qu'un foutu fonctionnaire. Un mec qui a un job et une petite entreprise.
"Travaux glam rock en tout genre", ça devrait s'appeler.
Oui. Et les nouveaux punks appellent l'avocat pour qu'il leur prévoie leur plan de carrière...avant même la première répitition.
Plan de carrière ? Rappelez-moi celui de Sid Vicious *, j'ai comme un trou...

Que voulez-vous, moi je préfère Peter Doherty.
Un christ à la seringue, quoi. Qui fait plus de conneries que quiconque, histoire de racheter les péchés du monde adolescent. Et qui rêve d'entrer un jour dans la légende qui le hante.
Parce que moi, le Doherty, je le vois venir depuis le début, avec ses vestes millitaires à la Hendrix, sa casquette comme le Donovan de 1966 et ses acoustiques vintages européennes.
Ce type rêve un jour d'écrire son Dead End Street *. La chanson absolue à contenu social. Et qui parle de Londres. Sa ville.
Et s'il y en a un qui arrive un jour à écrire un classique, comme plus personne ne sait en faire depuis...allez! 1973...ce sera lui.


Extrait du livre Pete Doherty écrit par Busty *
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 05:51

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 06:26

Pete a dit

Pete a dit
Pete a dit:

"Il n'y a aucune drogue au monde qu'on puisse comparer avec le fait de jouer de la musique."
The Guardian, juillet 2004

"Je tombe amoureux de l'Angleterre tous les jours, de ses ponts, ses bus, son ciel bleu... Mais c'est un monde de brutalité..."
Metro (UK), 2006

"Vous regardez les journaux et vous voyez des personnes mutilées, et c'est ça le vrai sujet. Ce n'est pas de dire un truc du genre "Oh, j'ai baisé Noel Gallagher". Ce que j'ai déjà fait."
Flashers Inc, octobre 2002

"Je connais les informations basiques sur moi parce qu'elles m'ont été répétées encore et encore ces derniers mois et ces dernières années, dans toute une variété de bureaux de commissariats: je mesure 1,90 m, j'ai les yeux marron-vert. Signes distinctifs: grains de beauté. Tatouages: nombreux. J'ai un loup, une sirène, un coeur avec K à l'intérieur."
The Sunday Times, 2006

Les Inrocks du 9 au 15 octobre 2007

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:16

Shotter's Nation

Shotter's Nation

Deuxième album des Babyshambles, Shotter's Nation, sorti le 1er octobre 2007.
Disponible en CD simple ou en édition limitée CD + DVD.

Playlist du CD:

1. Carry On Up The Morning
2. Delivery
3. You Talk
4. UnbiloTitled
5. Side Of The Road
6. Crumb Begging Baghead
7. Unstookie Titled
8. French Dog Blues
9. There She Goes
10. Baddie's Boogie
11. Deft Left Hand
12. Lost Art Of Murder

Contenu du DVD:

* documentaire de 40 minutes (en anglais): interview avec le groupe, making of de l'album
* 5 titres joués en live dans le pub Boogaloo:
1. Delivery
2. Baddie's Boogie
3. UnbiloTitled
4. There She Goes
5. Pipedown
* clip du single Delivery

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:36

Couverture des Inrocks

Couverture des Inrocks

Couverture des Inrocks:

En apprenant que c'est à Stephen Street, homme de compagnie des Smiths longtemps considéré aussi comme le cinquième membre de Blur, que Pete Doherty avait confié la production du second album des Babyshambles, un doute s'est immiscé dans beaucoup d'esprits : ses bosses allaient-elles être un tantinet gommées, ses maux nichés dans un écrin sinon plus doux, du moins plus verni que celui qu'avait offert l'ex-Clash Mick Jones au précédent et sauvage Down in Albion ? Et puis l'évidence, dès les premiers instants de Carry on up the Morning : le son très identifiable des Libertines, et donc des Babyshambles, est intact, avec son contingent de solos de guitares mal élevées et cette voix toujours aussi résolument bancale.

“A qui suis-je utile ?” s'interroge ensuite Doherty, et c'est toute une partie de l'Angleterre, celle qui refuse la soupe de James Blunt et qui bâille devant Keane, qui pourra vite lui tendre la main. Celle, aussi, qui regrette les Specials, les Kinks (que celui qui ne reconnaît pas l'origine du riff de Delivery quitte la salle) ou même, petite surprise de l'album, The Cure (la section rythmique de There She Goes semble avoir été pompée sur celle de Love Cats). D'un point de vue strictement musical, cet album confirme d'ailleurs que Doherty et ses Babyshambles ne sont pas la chose la plus importante qui soit arrivée à l'Angleterre en dix ans : se contentant de la sniffer plutôt que d'inventer la poudre, ils proposent simplement un authentique mélange des œuvres de leurs idoles (The Clash, The Smiths) à des kids en quête de leurs héros à eux.

Pourtant, s'arrêter à cette vieille rengaine sur la photocopie serait la plus triste et cartésienne manière d'aborder l'histoire. Shotter's Nation a ainsi ceci de remarquable qu'il confirme l'importance des beautiful losers dans l'histoire de la pop anglaise, bouleversants dans leur art de recoller, quoiqu'il arrive, les morceaux de leurs drôles d'existences. Instable, douloureux et plein de plaies, ce deuxième album en est d'autant plus sincère.

Les Inrocks du 9 au 15 octobre 2007

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:47

Modifié le mardi 23 octobre 2007 13:18